Salut,
j'ai déménagé en janvier 2011,
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à tout de suite
:Lo
En France, dans le Cotentin, Pirou. Un village qui compte au dernier recensement 1598 habitants, petite station balnéaire familiale où il fait bon vivre.
Eté 2010. Le propriétaire de la maison louée pour les vacances, une main sur le grillage du jardin qui sépare notre partie de la sienne, nous raconte l’histoire du village fantôme de Pirou-Plage.
120 villas construites en bord de mer, juste derrière la place du marché de Pirou-Plage. Un gros projet, avec hôtel-restaurant de luxe, piscine et tout le kit.
Oui, le type à l’origine du projet travaille toujours, on ne sait où. Un copain de Bouygues et compagnie. Un qui avait les banques derrière lui et qui, assuré d’avoir le permis de construire, a
confié le chantier à un gars. Les maisons étaient vendues par lot de 3. Il fallait en payer une « catch ». Pas cher parce que la mise en conformité restait à la charge des acquéreurs.
Un chantier livré en un temps record, 6 mois. Ils avaient la pression. 120 maisons terminées, sans raccordement à la voierie, ni à l’électricité, ni au tout-à-l’égout, juste posées sur le sable.
Le permis de construire a finalement été refusé. Il y a plein d’artisans de la région qui ont fait faillite. Ils n’ont jamais été payés. Ils sont venus récupérer ce qu’ils pouvaient. Quand ça
s’est su, les gens du coin s’y sont mis aussi. Les flics se sont installés au rond-point à l’entrée de Pirou pour arrêter les voitures avec remorques et les obliger à retourner les matériaux là
où ils les avaient pris.
J’étais allé voir une maison avec ma femme. La maison témoin, celle du bout, vers la plage. Superbe, avec radiateurs aux murs, papier peints, baignoire, robinets, tout. Et de la belle baraque
avec ça. Heureusement qu’on l’a pas fait. Sans compter que la station d’épuration de la commune n’était pas conçue pour gérer autant d’habitations. Aujourd’hui oui peut-être, mais à l’époque en
tout cas, non.
Et c’est pas terminé. Le procès est toujours en cours. La mairie rachète les maisons au fur et à mesure pour essayer d’indemniser les propriétaires. 80 aux dernières nouvelles. Mais ça ne vaut
plus rien.
En plus, entre-temps, le siporex a été classé produit toxique, alors il faudrait lancer un chantier pour l’enlever … Qui va le faire ? ça coûte une fortune des chantiers comme ça. Non, c’est
pas fini.
* * *
La mairie ne communique pas sur le quartier. Les touristes viennent s’y promener, pour le moins interloqués. Les graffeurs mettent de la couleur sur les murs. Le siporex a été sculpté.
Celui-là a grandi à Pirou. Aujourd’hui, il pose une grande fresque pour rendre hommage à ces murs devenus familiers. A la rentrée il partira, pour étudier et devenir architecte.
Texte © Berenice Gouley - Photos ©www.laurentollier.com
A Pirou, il y a aussi un festival de poésie :
Texte Bérénice
Gouley
Photos :Lo
#Art #Urbain #Mobile #Paris
Amoureux, en colère, en train de cueillir des fleurs, en train de danser, en chasse, en voyage, enlacés, majestueux, ballon, rouge, nez, hippopotame, autruche, avec des mots. Beaucoup de mots, des messages.
Des tout petits, des planqués dans les coins. Joe.
Des pleins, des déliés, noir sur gris, sur le goudron, le béton, sur la vilaine peinture beige. Echos noirs, échos blancs, avec des coulures.
Et là devant, des herbes folles, un vrai champ, avec des petites fleurs blanches dedans. Des feuilles tombées, un peu de neige.
Têtes de mort. Revolver.
J’arrive pas à lire ce qu’il y a d’écrit. Et là, je vois pas trop ce que c’est.
Des monstres. Des plaques, les rues de Paris.
A la craie, il les aime aussi parce qu’ils sont encore plus fragiles.
Plein de papier collés, léchés, plutôt propres sur eux, séduisants.
Dans la bombe, l’adrénaline du trait qui joue au chat et à la souris.
Il y a aussi deux points bombés, rouges, sur un panneau de signalisation. Ils sont violents, ils me touchent.
En pistant ici et là, il capte, il dessine des trajets, des trajectoires, des territoires, il trace.
Hier, entre Odéon et Saint-Michel, il y avait ce chat un peu gros qui butinait une fleur.
Rose fushia sur béton nu. A la station d’après, il était aussi là en bas d’une affiche, pas terminé. Pas vraiment un chat, plutôt un petit ange grassouillet, tout rond, tout nu et joufflu, qui vole, avec ses petites ailes dans le dos, le nez en l’air, rassurant et sympathique.
Avant, je ne l’aurais même pas remarqué.
Combien de temps ça prend de regarder les 472 clichés récoltés par Laurent dans la ville, sur toute l’année 2009 ? Un certain temps. Il dit aussi que c’est bien de les laisser tourner sur l’écran, de les oublier un peu pour mieux les retrouver ou découvrir un truc qu’on n’a pas vu la fois d’avant.
Ça fait aussi une vraie belle galerie.
Bonne ballade.
Texte Bérénice Gouley - Photos :Lo
Veille graphique et partage des trouvailles de
2008.
Retour aux sources...
La démarche n'était qu'une marche :-)
La compagnie de cirque acrobatique Vent d'Autan est née il y a bien
des années dans le Pop Circus (collectif école d'artistes de cirque) à AUCH. Depuis ils tournent à un niveau professionnel international et font partie de ces équipes qui ont donné ses lettres de
noblesse au "cirque sans éléphant".
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